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SectEur gAlactiC

 

JHD ORBITE

Samedi 4 mars 2006
_ C’est prêt professeur Le Brun, j’ai entré toute les données: climat, heure et date, type de l’appareil; les autres paramètres restent aléatoires, que c’est excitant! s’enthousiasma Braumstein comme rarement il le fit.
    _ Donc, monsieur Dower, comme prévue vous allez passez cette épreuve, écoutez: vous voyez sur l’écran un minuteur, la simulation va se lancer automatiquement quand le compte à rebours sera à zéro. Il commence initialement de vingt secondes.
Michael se retrouvait sans difficulté dans l’environnement grâce aux instructions qui apparaissaissait sur l’écran derrière les numéros en arrière plan, elles étaient mal visibles mais on supposait que c’était fait exprès pour qu’ainsi le candidat soit déstabilisé.
    _ C’est à vous de jouer dans dix secondes Michael Dower, lança l’ancien. Je ne vous souhaite pas bonne chance car c’est de talents dont vous aurez besoin.
Le jeune soldat s’énervait de plus en plus secondes après secondes. Il se tenait déjà prêt, mains sur le manche de direction, à piloter un futur avion de chasse supersonique.
    [6]
    _ Ah oui! fit professeur Braumstein qui semblait se rappeler de quelque chose. J’allais oublier un détail important; vous pouvez, si vous le désirez, suspendre à tout moment et définitivement la procédure en appuyant sur le bouton rouge qui se trouve sur le tableau de bord, je vous fais remarquer qu’il est protégé par un cache transparent.
    [2]
    Michael était en train de mettre son masque à l’oxygène, même si ce n’est qu’une simulation il faut se mettre en situation réelle. Il n’oublia pas son casque, necéssaire aussi pour l’épreuve.
    [1]
    Le comptage s’acheva, la bulle trembla, le siège vibrait, le manche devenait instable. Michael le serra extrêmement fort car le jeu venait de débuter, et avec lui le commencement d’une longue série de choix.
    L’écran scintilla, la bulle se ferma des deux côtés et des visualisations du ciel apparurent sur les vitres latérales.
    L’incroyable devenait alors possible, Michael se trouvait dans le cockpit le moins virtuel imaginable car cela semblait tellement réel. Le jeune première classe avait l’impression de voyageait entre les nuages, à plusieurs pieds d’altitude. Il jouissait de la liberté que seuls les aviateurs et les oiseaux côtoient.
    _ Le taux de réalité est de 76% pour l’instant et il augmente, bredouillait Braumstein à son collègue.
    Ce qui sépare le monde réel de celui simulé par ordinateur, c’est la fine paroi du module, par malchance l’insonorisation était mauvaise et donc Michael était gêné par le bruit à l’extérieur de la bulle.

    L’indicateur de vitesse montrait 1 205 km/h c'est-à-dire un peu moins que la vitesse du son (1223 km/h) et celui de l’altitude stagné aux alentours de 4900m.
L’horizon se dévoilait sous les yeux du jeune garçon, il était nécessaire de piquer le nez du F-14 pour traverser l’épaisse couche nuageuse. Peu à peu, les nuages s’atténuaient et on pouvait entrevoir des premier aperçu du sol, mais l’altitude trop élevé ne permettait pas encore de différencié une maison d’une automobile.
    Les premières exigences apparaissaient dans le coin inférieur gauche de l’écran et dans les haut-parleurs:
    I.DESCENDEZ A 2 100 m ET STABILISEZ L’APPAREIL
    Michael piqua encore davantage le nez de l’avion pour atteindre une inclinaison de descente de 45% et ainsi prendre de l’avance compte tenu du temps imparti pour atteindre le premier objectif.
Il put enfin voir ce qui se trouvait sous ses pieds; mais la révélation s’avéra inattendue, car il n’avait pas pensait à cette alternative.
    _ Eh! C’est une blague de mauvais goût votre localisation, dit-il au deux hommes via le système de communication intégré dans son casque.
    _ Dower vous venez juste d’arriver à 100% dans le taux de réalité, en plus le programme fait que les conditions climatiques vont se gâter, intervint spontanément le professeur Braumstein.
    _ Pouvez-vous me donner ma position?
    _ Latitude 61° nord et Longitude 8° ouest.
    _ Si je ne me trompe pas je survole l’océan Atlantique, pas très loin des îles britanniques.
    _ Excellente déduction Dower, affirma le vieux, vous êtes au nord ouest des Iles Féroé pour être plus précis.
    Des informations indicatives s’affichaient sur le bord droit de l’écran :
    FORT VENTS : 143 KM/H
    CIEL SEMI NUAGEUX
    Il y avait également deux icônes en complément, l’un était un soleil à moitié caché par des nuages et l’autre était des traits ondulés symbolisant le vent.
    Dans le monde réel, la région des îles Féroé est connue pour être l’une des plus instable au niveau de la météorologie. Les touristes sont toujours avertis de la présence permanente de tempêtes. C’est pour cela qu’on dit que cette zone est extrêmement dangereuse, pourtant elle est loin d’être vacante car on sait du danger qu’il fait naître chez l’humain la curiosité.

    Le vent devenait très fort et il bousculait l’engin de droite à gauche comme le ferait la mer déchaînée à un navire. Les vibrations se ressentaient sur les parois du cockpit. Il tombait aussi des micros gouttes de pluies mais elles ne déconcentraient pas tellement. Michael devait combattre le vent et également prévenir tout genre de pannes tel que l’arrêt des réacteurs qui entraînerait par la suite l’inactivité de tous les instruments du cockpit.
    La deuxième exigence apparut alors à l’écran :
    II. DIRIGEZ L’AVION VERS LA BASE MILITAIRE DE TORSHAVN, ILES FEROE
    Comme l’indiquait la boussole, Michael s’orienta vers le nord-est, ainsi vers la base militaire de la  plus importante ville de l’archipel.
    Le tableau de bord était également muni d’un écran radar, des points rouges apparurent au sud indépendamment du point bleu central qui représentait le F14 de Michael. Du coup il sentit comme si un danger approchait, puis sur l’écran vint le troisième ordre:
    III. ABBATEZ LES APPAREILS ENNEMIS.
    TEMPS : 360 SECONDES ;
    LES CARACTERISTIQUES DES AVIONS S’AFFICHAIENT IMMEDIATEMENT:
    TYPE: F-14
    VITESSE MOYENNE: 1307 KM/H
    ARMEMENT: ROQUETTES, 2/AVION; MITRAILLETTE LONGUE PORTEE, 2/AVION
    ESSENCE: INCONNUE
    NIVEAU DE PILOTAGE: ...PASSABLE...
    Michael laissa échapper un sourire moqueur avant de s’adresser à l’écran:
    _ A armes égales je vais vous bouffer les petits!
    Les premiers assauts furent lancés par les deux avions ennemis, ils se trouvaient juste derrière Michael. Lui savait que pour les avoir, il était nécessaire de passer de la position de proie à celle de prédateur et pour cela il fallait les prendre de vitesse.
    Il ouvrit les volets de façon à descendre, il alla jusqu’à frôler les vagues. Les autres le collaient sans relâche en lui tirant dessus, il referma les volets et entama une ascension raide. Les deux autres avions n’avaient pas réagis à temps et ils étaient désormais passés devant Michael. Quand ils s’aperçurent de cela ils commencèrent leur ascension très proche l’un de l’autre. Du coup l’élève se stabilisa pour les avoir dans le viseur. Il tira la première roquette sur un des avions: « Roquette 1! Feu! ». La cible explosa et l’autre avion était masqué par le feu. Soudain il sortit des flammes. Les deux F-14 face à face se tiraient dessus. L’ennemie fonça droit sur l’avion de Michael. Ce dernier évita de peu le kamikaze en virant à droite. Le fuselage du F-14 de Michael était sérieusement touché, par contre ces dégâts n’étaient pas comparables à ceux de l’ennemie. Il fallait donc en finir au plus vite et porter le coup fatal avant la fin des six minutes pour éviter l’échec. La pression montait étant donné qu’il ne restait que 90 secondes.
    Etrangement, le point rouge se déplaçait très lentement.
    Puis soudain! Le signal ‘’ENNEMIS ABBATUS’’ clignota sur l’écran. L’autre avions semblait s’être écrasé en mer à cause de la gravité de ses dommages. La réussite et la chance étaient au rendez-vous avec le jeune homme.
    Pendant le combat aérien, Michael avait soustrait le vent de ses préoccupations, or cette chose fut toujours provocante par la vigueur de son souffle et de par sa présence permanente.
Il restait encore une vingtaine de kilomètres jusqu’à destination, le plus dure semblait être derrière.
    Le freinage et l’atterrissage étaient réussis, la simulation fut donc complètement achevée.
Le jeune homme sortit précipitamment de la salle, chassé par les deux examinateurs. Jake était encore là et il discutait avec une autre fille ou plutôt il draguait, comme à son habitude. La fille exaspérée par les paroles maladroites de Jake s’en alla au moment même où Michael arriva.
    _ Tu t’en est encore mit une à dos je parie ?
    _ Mais ouais je comprend pas, on dirait que mon charme est au plus bas pendant les examens, c’est à cause du stress et de tout ça tu comprends. Au fait ça c’est bien passé ?
    _ Je pense que oui.
    _ J’espère faire une bonne chose moi aussi… Dans quelques minutes.
    _ Bon je te laisse pour ne pas te stresser davantage et je vais aller rejoindre les autres au foyer des premières classes.
    _ Ok Mike. Je viendrais vous joindre quand j’aurai fini, il porta inconsciemment un bref regard sur La porte et reprit, je serai sans doute dépité.
    _ Arrête. Je commence à sentir l’odeur de ta merde, tu es en train de te chier dessus.
    Michael laissa son ami dont le nom se mit à résonner dans les haut-parleurs et il s’en alla vers la sortie de ce couloir.
Mercredi 1 mars 2006

   Pour le passage des épreuves, les candidats étaient classés par ordre alphabétique. L’académie dénombrait environs neuf cents élèves-1ère clases répartis en trois niveaux hiérarchiques: la division 1 (les soi-disant bleues), la division 2 (les soi-disant moyens) et enfin la division 3 (les soi-disant vétérans). Elles étaient respectivement composées de 376, 293 et 231individus. L’académie était mixte, laïque et gratuite. Sur le plan des performances, les principes de l’école voulaient que l’on s’intéresse plus à l'aptitude intellectuelle des candidats, qu’à leur condition physique, néanmoins ce dernier paramètre n’était pas complètement ignoré. De ce fait, si l’on fait du 40 centimètres de tour de biceps et si on ne connait pas le théorème de Pythagore, mieux vaut ne pas s’inscrire de peur de se faire traité d’incapable. Dans le cas contraire, on est maigrichons et on connait sur le bout des doigts les lois de la physique quantique. Cet exemple individus ne pourront pas supporter l’exigence que demande le maniement d’un avion de chasse, mais ils auront facilement une chance d’accès dans les services scientifiques du Pentagone, d’où la possibilité d’obtenir une carrière trépidante dans un laboratoire.
    Les divisions 3 passaient en cette période de fin d’année, les épreuves de sélection. A leur entrée dans l’académie, les élèves étaient d’une part avertis que le redoublement n’existait pas et d’autre part il leur était dis clairement qu’il n’y avait pas de rattrapage en cas d’échec aux épreuves. Seuls les vingt meilleurs de la promotion passaient au grade de caporal dans la USAF. Il s’agissait là d’une sélection élitiste ne permettant pas au moins bons de pouvoir piloter un jour le fameux F-15 ou encore le prodigieux B-2.

    La porte s’ouvrit soudainement et un des candidats sortit, il grimaçait et il avait l’air déçu de sa prestation à la simulation. Au fur et à mesure que les élèves passaient l’épreuve, un intendant rayait leur nom sur les listes accrochées au mur.

    Une voix se fit entendre dans les haut-parleurs: « La première classe Dower est attendu immédiatement dans la salle de simulation alpha... »
    Michael se redressa en poussant avec ses bras sur les accoudoirs de son fauteuil, à ce moment Jake lui retint l’avant-bras et lui dit:
    _ N’oublis pas que tu doit les bluffer Michael!
    _T’inquiète pas pour ça », répondit-il puis il avança vers la salle qui n’était en fait qu’à quelques pas.
Quand il entra dans la pièce, il jeta un dernier regard en direction de son ami Jake, avant de fermer la porte.

    La pièce où se trouvait Michael était étrange car seulement une sensation désagréable ressortait. Il n’y avait pas de fenêtres au mur pourtant l’éclairage était abondant, cette lumière venait des projecteurs accrochés au plafond. L’appareil de simulation était en plein milieu du carré. Il y avait une ressemblance avec les machines de jeu d’arcade que l’on peut trouver dans les salons de jeux. Mais celui là était en forme de bulle.
Deux blouses blanches étaient là, ils tenaient chacun un bloc note et un crayon. Prenant notes sur tout et sur rien, ils restaient muets et ne semblaient porter aucune attention à l’élève.
Pour se faire remarquer, ce dernier toussa, voyant qu’à la première tentative il n’y avait pas de résultat, il retoussa. Un des scientifiques, celui qui paressait le plus vieux à cause des ses cheveux grisés, l’entendit et s’avança vers lui.
    _ Première classe Dower, vous sentez vous aptes au test? demanda l’homme sans même le regarder, il écrivait.
    _ Oui, répondit-il, à part qu’il me viendra une soudaine envie de filer au toilette si je ne commence pas la simulation dans l’immédiat.
    Il y eut un silence, les deux scientifiques n’affichaient pas d’émotion, leurs visages étaient sculptés dans la pierre.
    _ Maintenant veuillez retirer votre veste et déboutonner votre chemise pour commencer, fit le scientifique d’un ton sec.
    Michael ôtait le vêtement pendant que le scientifique faisait signe à son collègue de lui rapporter le plateau en fer posé sur la table près du mur.
    _ Tenais Professeur Le Brun, dit le jeune scientifique en présentant le plateau devant son homologue.
    Ce soit disant professeur colla deux électrodes sur la poitrine du jeune soldat. Il y avait trois capteurs dans le casque de pilote.
    Les informations étaient ensuite transcrites par des machines en électro-cardiogramme et en électro-encéphalogramme. Ainsi les scientifiques pouvaient affecter des limites à chaque candidat.

    Michael se dépêcha de s’asseoir à son siège devant les boutons et les joysticks que proposait le tableau de bord du fameux cockpit, une capsule toute neuve expédié il y a peu par le ministère de l’armée au total à neuf académies d’aérospatiale et d’aéronautique des Etats-Unis.
Avant lui, était déjà passé une quinzaine de soldat, qui comme lui avaient ressenti une terrible angoisse à la vue de l’écran dans la capsule. Car c’était dans cette direction qu’aller commencer une dure épreuve. Grande importance si elle est en fait infructueuse, car avec seulement un seul essaie bêta l’issue devient péremptoire.
    _ Première classe Dower, ne touchez pas aux instruments de commande avant que je vous le permette, dits le vieux scientifique dans sa moustache et toujours en notant ses commentaires. Michael signala son accord en faisant signe vertical de la tête tandis que l’autre ingénieur, le professeur Braumstein était en train d’entrer les paramètres en vue de la simulation. L’exercice était à sujet individuel dans le but d’éviter toutes tricheries de la part des candidats. Ce dernier, vu qu’il était jeune, il devait avoir le statut d’apprenti, aussi il se faisait beaucoup plus discret que son collègue car il parlait le plus fréquemment à voix basse. Physiquement, il avait des cheveux roux épais, portait des lunettes carrés et son visage reflété l’enfance naïve peut-être à cause de ses taches de rousseur.
    _ Qu’est ce qu’il avait le gars avant moi? demanda curieusement Michael à ce dernier
    _ Il a eut le droit à un vol au dessus de la chaine des Alpes Suisse...
    Les scientifiques semblaient être imperturbables.
    _ Bien! De toute façon c’est ce que je voulais savoir.
    _ Cessez de parler ou bien nous annulons l’épreuve! brailla le plus antipathique des deux qui tenait son bloc note.
    Michael se retint de parler davantage et observa minutieusement tout ce qu’il y avait dans ce pseudo laboratoire.
Il s’aperçut soudain que sous la table où étaient posées des électrodes supposées stériles, il y avait un paquet de chips ouvert et trois cannettes de soda. Les deux scientifiques considérés comme des personnes très professionnelles, ne voyaient aucun inconvénient à se délecter comme des porcs. Leurs blouses devenaient grasses à mesure qu’ils essuyaient leurs mains gourmandes dessus.
    Les électrodes devaient êtres sales et c’est une certitude. Comme toutes matières organiques sur Terre, les chips pourrissent, et cette dégradation donne naissance à une odeur nauséabonde. Et cette odeur est caractéristique d’un gaz, ce dernier est volatile et les molécules qui le composent se déposent sans trop de mal sur toutes les parois ainsi que sur les objets par exemple les instruments des scientifiques, par là on revient à nos électrodes. Sont-elles vraiment stériles?

Lundi 27 février 2006



    Il était assit sur une chaise, tête baissée, rédigeant son rapport quand tout à coup il perçut une ombre qui noyait ce qu’il écrivait. D’un clignement des paupières, il se s’aperçut qu’il n’avait plus la feuille devant les yeux, ni sur les jambes. Il lui suffit alors de lever la tête pour conclure que son rapport à demi rédigé était dans les mains de Jake Jansen.
    _ Ah! Ah! C’est ça ton travail mec! s’exclama Jake très fort. Tu veux voir le miens, tiens regarde.
Il mit sa main dans la poche arrière de son jeans et sortit un bout de papier froissé qu’il tendit en direction de son ami.
Michael saisit la feuille, il l’ouvrit et la survola de haut en bas avec ses yeux. Il ramassa un stylo par terre et pendant que Jake était retourné à draguer une fille première classe, il gribouilla son rapport.

    _ Voilà Jake, c’est pas mal du tout! fit Michael, tout fier en rendant le papier qu’il venait de replier.
    _ Merci..., murmura Jake.
    Il resta silencieux et rangea à nouveau la feuille dans sa poche. Il regarda Michael, ce dernier essayé désespérément de contenir son rire.
    _ Qu’est ce qu’il y a ? Pourquoi tu rigoles ?
    Michael ne répondit pas.
    Jake eut alors un doute, il replongea sa main dans sa poche, sorti le papier, le déplia et l’admira; d’un coup, ses yeux devinrent globuleux et quelques gouttes de sueur coulèrent le long de son front jusqu’à inonder son regard. Il était stupéfié. Prit d’un élan de rage, il s’exclama:
    _ Eh! c’est quoi ça?
    _ J’ai fais quelques retouche pour que ça reflète bien plus ta personnalité, raconta Michael en se moquant.
    _ Et bien regarde ton papier, parce que c’est la dernière fois que tu le verra entier, annonça t-il en montrant la feuille qu’il tenait avec sa main droite.

    Michael se leva et se jeta sur Jake pour éviter qu’il déchire son travail. Jake se débattit et parvint comme il put à mettre en morceau le rapport de son meilleur ami.
    _ T’es vraiment un sal bâtard; lança Michael, en plus d’être aller raconter notre sortie nocturne au major Arthur, tu viens foutre la merde a...
    _ Mais va te faire foutre mec, l’interrompit-il.
    _ Quoi! Comment tu m'parles macaque ! s’écria Michael, tellement fort que tous le couloir capta la dispute.

    Un des militaires qui surveillait les candidats, s’interposa entre les deux jeunes hommes et leur ordonna de se mettre côte à côte. Une fois les deux hommes calmés, il les malmena avec un ton tonitruant:
    _ Où vous croyez vous soldats?
Ils restèrent silencieux, le regard figé.
Le militaire s’arrêta devant la matricule sur la veste de Jake.
    _ Quels sont les mots d’ordres de cette académie 1ère classe Jansen? beugla t-il.
    _ Ordre chef. balbutia Jake.
    _ Plus fort! Personne n’entend! lui hurla le militaire à l’oreille.
    _ Ordre, chef!
    _ Dower! Quel sont ces putains de mots? demanda le militaire en projetant des postillons à la figure de Michael.
    _ Rigueur, chef!
    _ C’est tout, soldat?
    _ Négatif chef! répondit-il, discipline chef!
    _ Vous pensez être discipliné soldats! hurla le militaire en s’époumonant.
    _ Négatif chef! firent les deux jeunes hommes ensemble.
    Le vieux militaire d’origine afro-américaine se pencha pour ramasser les papiers sur le sol.
    _ Ce sont des rapports, je les donnerai à vos supérieurs. Rompez maintenant! » ordonna-t-il.

    Le militaire s’en fut sans se retourner, il ouvrit une porte au bout du couloir et y entra, il la referma avec rigueur; il avait disparut et avec lui, les rapports.

    _ On n’est pas dans la situation adéquate Jake, indiqua Michael en regardant son ami.
Jake approuva d’un mouvement de la tête et reprit:
    _ C’est pas bon pour nous ça, mais on ne peut malheureusement rien faire, il fallait pas déconner, excuse moi!
    _C’est aussi ma faute alors t’as pas besoin de t’excuser.

Lundi 27 février 2006



USAF ACADEMY, Colorado Springs, Colorado
Vendredi 19 mai 2002 11H10 AM

    Dans cette immense salle, la centaine de lits uniformes étaient organisés en deux rangées strictement parallèles, l’agencement était sans défaut. Sur le sol, aucuns sous – vêtements ne traînaient car c’était interdit par le service d’ordre intérieur. Le règlement imposé par la direction aux élèves était pour certains strict et pour d’autres injuste, ou alors les deux choses réunies. Car dans ce monde d’uniformité, les notions de discipline et d’obéissance aux règles semblaient inéluctables. Toutes les recrues de l’académie s’étaient rendues à l’exercice de simulation, comptant comme épreuves pour la sélection finale. A la fin, seulement les plus brillants sont enrôlés dans l’armée de l’air des Etats – Unis, les autres, ceux qui sont recalés, auront la possibilité de se recycler dans les autres branches de l’armé.
Le stress était palpable des dortoirs jusqu’aux cantines, tout le monde accourrait de salle en salle à la quête de son avenir. Dans le couloir A4, les élèves, rangés les uns derrière les autres, attendaient leur seul tour pour essayer la simulation bêta du cockpit virtuel. Ce n’était qu’un entraînement, disposé à les initier à la simulation notée qui suivait.
Les épreuves étaient supposées se dérouler sur deux semaines, ils étaient déjà au dernier jour. La veille, il y eut les tests d’orientation dans l’espace, les seules épreuves qu’il fallait à tout pris réussir car elles étaient éliminatoires pour la suite du parcours. Bien évidemment et c’est tout à fait logique, il eut des disqualifiés. Ces derniers avaient par conséquent l’obligation de quitter le plus promptement possible leur école.
    _ Je ne parviens pas à écrire plus de deux mots avec cette merde, grogna Michael en secouant ce qu’il tenait dans la main droite.
    _ C’est sûrement à cause de l’encre Dower ! fit le major Arthur venant vers lui après l’avoir entendu pinailler.
    _ Evidemment que non, ce n’est pas un défaut d’encre, mais c’est la faute du stylo, il me fatigue.
    _ Puis je savoir ce que vous essayez de rédiger ? demanda le supérieur.
    _ J’écris le rapport qui m’est exigé par le colonel Smith, répondit le jeune soldat très concentré sur son travail alors qu’il réussissait enfin à former des phrases linéaires sur son papier. C’est injuste, marmonna-t-il bouche basse de façon à ce que l’autre n’entende pas.
    _ C’est une sanction ? demanda le major intriqué, le sourire aux lèvres.
    _ Non ! C’est un plaisir suprême, c’est comme de déguster la meilleure cuisine, ironisa Michael.
    _ Bien. dit-il, puis il s’adressa au jeune homme plus sérieusement. Je vous conseille qu’en même de vous calmer car    vous passerez dans quelques minutes la simulation alpha, fit le major. Je vous prierais aussi d’éviter vos sauts d’humeur habituel ainsi que ce langage inapproprié devant les examinateurs qu’en vous passerez l’entretien (la dernière épreuve), cet après-midi.
    _ Désolé ce n’est pas ma journée, dit Michael, déjà ce matin j’arrive avec vingt minutes de retard, je n’arrivais pas à me réveiller.
    _ En retard ? il prit soudain un visage d’incompréhension. Mais où étiez vous alors hier soir ?
    _ Mais...Ici bien sur ! Pourquoi cette question monsieur ?
    _ Ne vous moquez pas de moi soldat, car je sais que vous avez quitté l’académie au soir. Vous n’étiez pas seul, mais avec certains vos camarades du dortoir 3C. Je peux citer Filiponov, Freeman, Jansen et Moretti.
    Le major avait visiblement mit le doigt sur quelque chose car Michael restait silencieux. Après une petite réflexion, il dit :
    _ Avec tout le respect que je vous dois, excusez moi de vous dire que vous n’êtes pas crédible !
    Le major s’enflamma :
    _ Pas crédible! il éclata de rire. Cela signifie également que votre ami Jansen n’est pas crédible.
    _ Que fait- il dans l’histoire celui - là?
    _ Et bien, il m’a tout dit, en fait je lui ai sous-tiré l’information sans qu’il s’en aperçoive car vous le savais comme moi, ce Jansen a une langue bien pendue et il est maladroit qu’en à son expression. Mais ne vous inquiétez surtout pas soldat, personne ne le saura, en tout cas pas de ma bouche. Je vous conseille de vous faire plus discret les prochaines fois.
    Puis il tendit son avant bras gauche et retroussa sa manche en laissant voir le cadrant d’une montre digitale qui indiquait 11 H 16. Après un court instant de silence il déclara :
    _ Maintenant je vais devoir vous laisser, j’ai mes propres affaires en suspend. »

    Le major continua à marcher jusqu’à disparaître dans les ténèbres du couloir. Tandis que Michael, stylo en main, finissait son devoir.

Dimanche 19 février 2006
Pour contrer la peur du « syndrome de Frankenstein » (qui remonte en réalité à la légende du Golem) des créations se retournant contre leur créateur, les robots seraient construits à partir de trois axiomes, appelés lois de la robotique:
  • Loi 1 : Un robot ne peut pas nuire à un humain ou, restant passif, laisser un humain en danger.
  • Loi 2 : Un robot doit toujours obéir à un être humain, à moins que cet ordre soit contraire à la Première Loi.
  • Loi 3 : Un robot doit se protéger lui-même, à moins que cela n'aille à l'encontre de la Première et/ou de la Deuxième Loi.

(d'après Isaac Asimov.)

  • Loi 0 : Un robot ne peut nuire à l'humanité ou, restant passif, laisser l'humanité en danger.

Les trois lois sont donc modifiées ainsi: et elle dépendent de la loi 0 car toute loi qui suit ne peut être en contradiction avec la ou les lois antérieure(s).

 

Les lois 1, 2, 3 rendent les robots inofensifs pour l'être humain. Tout au contraire la loi 0 leur permet de sacrifier le créateur pour garantir la sauvegarde de l'humanité.

par JHD revenge publié dans : jhdgalaxy
 
 
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