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SectEur gAlactiC

SiTeS

Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /Mars /2006 20:53
_ C’est prêt professeur Le Brun, j’ai entré toute les données: climat, heure et date, type de l’appareil; les autres paramètres restent aléatoires, que c’est excitant! s’enthousiasma Braumstein comme rarement il le fit.
    _ Donc, monsieur Dower, comme prévue vous allez passez cette épreuve, écoutez: vous voyez sur l’écran un minuteur, la simulation va se lancer automatiquement quand le compte à rebours sera à zéro. Il commence initialement de vingt secondes.
Michael se retrouvait sans difficulté dans l’environnement grâce aux instructions qui apparaissaissait sur l’écran derrière les numéros en arrière plan, elles étaient mal visibles mais on supposait que c’était fait exprès pour qu’ainsi le candidat soit déstabilisé.
    _ C’est à vous de jouer dans dix secondes Michael Dower, lança l’ancien. Je ne vous souhaite pas bonne chance car c’est de talents dont vous aurez besoin.
Le jeune soldat s’énervait de plus en plus secondes après secondes. Il se tenait déjà prêt, mains sur le manche de direction, à piloter un futur avion de chasse supersonique.
    [6]
    _ Ah oui! fit professeur Braumstein qui semblait se rappeler de quelque chose. J’allais oublier un détail important; vous pouvez, si vous le désirez, suspendre à tout moment et définitivement la procédure en appuyant sur le bouton rouge qui se trouve sur le tableau de bord, je vous fais remarquer qu’il est protégé par un cache transparent.
    [2]
    Michael était en train de mettre son masque à l’oxygène, même si ce n’est qu’une simulation il faut se mettre en situation réelle. Il n’oublia pas son casque, necéssaire aussi pour l’épreuve.
    [1]
    Le comptage s’acheva, la bulle trembla, le siège vibrait, le manche devenait instable. Michael le serra extrêmement fort car le jeu venait de débuter, et avec lui le commencement d’une longue série de choix.
    L’écran scintilla, la bulle se ferma des deux côtés et des visualisations du ciel apparurent sur les vitres latérales.
    L’incroyable devenait alors possible, Michael se trouvait dans le cockpit le moins virtuel imaginable car cela semblait tellement réel. Le jeune première classe avait l’impression de voyageait entre les nuages, à plusieurs pieds d’altitude. Il jouissait de la liberté que seuls les aviateurs et les oiseaux côtoient.
    _ Le taux de réalité est de 76% pour l’instant et il augmente, bredouillait Braumstein à son collègue.
    Ce qui sépare le monde réel de celui simulé par ordinateur, c’est la fine paroi du module, par malchance l’insonorisation était mauvaise et donc Michael était gêné par le bruit à l’extérieur de la bulle.

    L’indicateur de vitesse montrait 1 205 km/h c'est-à-dire un peu moins que la vitesse du son (1223 km/h) et celui de l’altitude stagné aux alentours de 4900m.
L’horizon se dévoilait sous les yeux du jeune garçon, il était nécessaire de piquer le nez du F-14 pour traverser l’épaisse couche nuageuse. Peu à peu, les nuages s’atténuaient et on pouvait entrevoir des premier aperçu du sol, mais l’altitude trop élevé ne permettait pas encore de différencié une maison d’une automobile.
    Les premières exigences apparaissaient dans le coin inférieur gauche de l’écran et dans les haut-parleurs:
    I.DESCENDEZ A 2 100 m ET STABILISEZ L’APPAREIL
    Michael piqua encore davantage le nez de l’avion pour atteindre une inclinaison de descente de 45% et ainsi prendre de l’avance compte tenu du temps imparti pour atteindre le premier objectif.
Il put enfin voir ce qui se trouvait sous ses pieds; mais la révélation s’avéra inattendue, car il n’avait pas pensait à cette alternative.
    _ Eh! C’est une blague de mauvais goût votre localisation, dit-il au deux hommes via le système de communication intégré dans son casque.
    _ Dower vous venez juste d’arriver à 100% dans le taux de réalité, en plus le programme fait que les conditions climatiques vont se gâter, intervint spontanément le professeur Braumstein.
    _ Pouvez-vous me donner ma position?
    _ Latitude 61° nord et Longitude 8° ouest.
    _ Si je ne me trompe pas je survole l’océan Atlantique, pas très loin des îles britanniques.
    _ Excellente déduction Dower, affirma le vieux, vous êtes au nord ouest des Iles Féroé pour être plus précis.
    Des informations indicatives s’affichaient sur le bord droit de l’écran :
    FORT VENTS : 143 KM/H
    CIEL SEMI NUAGEUX
    Il y avait également deux icônes en complément, l’un était un soleil à moitié caché par des nuages et l’autre était des traits ondulés symbolisant le vent.
    Dans le monde réel, la région des îles Féroé est connue pour être l’une des plus instable au niveau de la météorologie. Les touristes sont toujours avertis de la présence permanente de tempêtes. C’est pour cela qu’on dit que cette zone est extrêmement dangereuse, pourtant elle est loin d’être vacante car on sait du danger qu’il fait naître chez l’humain la curiosité.

    Le vent devenait très fort et il bousculait l’engin de droite à gauche comme le ferait la mer déchaînée à un navire. Les vibrations se ressentaient sur les parois du cockpit. Il tombait aussi des micros gouttes de pluies mais elles ne déconcentraient pas tellement. Michael devait combattre le vent et également prévenir tout genre de pannes tel que l’arrêt des réacteurs qui entraînerait par la suite l’inactivité de tous les instruments du cockpit.
    La deuxième exigence apparut alors à l’écran :
    II. DIRIGEZ L’AVION VERS LA BASE MILITAIRE DE TORSHAVN, ILES FEROE
    Comme l’indiquait la boussole, Michael s’orienta vers le nord-est, ainsi vers la base militaire de la  plus importante ville de l’archipel.
    Le tableau de bord était également muni d’un écran radar, des points rouges apparurent au sud indépendamment du point bleu central qui représentait le F14 de Michael. Du coup il sentit comme si un danger approchait, puis sur l’écran vint le troisième ordre:
    III. ABBATEZ LES APPAREILS ENNEMIS.
    TEMPS : 360 SECONDES ;
    LES CARACTERISTIQUES DES AVIONS S’AFFICHAIENT IMMEDIATEMENT:
    TYPE: F-14
    VITESSE MOYENNE: 1307 KM/H
    ARMEMENT: ROQUETTES, 2/AVION; MITRAILLETTE LONGUE PORTEE, 2/AVION
    ESSENCE: INCONNUE
    NIVEAU DE PILOTAGE: ...PASSABLE...
    Michael laissa échapper un sourire moqueur avant de s’adresser à l’écran:
    _ A armes égales je vais vous bouffer les petits!
    Les premiers assauts furent lancés par les deux avions ennemis, ils se trouvaient juste derrière Michael. Lui savait que pour les avoir, il était nécessaire de passer de la position de proie à celle de prédateur et pour cela il fallait les prendre de vitesse.
    Il ouvrit les volets de façon à descendre, il alla jusqu’à frôler les vagues. Les autres le collaient sans relâche en lui tirant dessus, il referma les volets et entama une ascension raide. Les deux autres avions n’avaient pas réagis à temps et ils étaient désormais passés devant Michael. Quand ils s’aperçurent de cela ils commencèrent leur ascension très proche l’un de l’autre. Du coup l’élève se stabilisa pour les avoir dans le viseur. Il tira la première roquette sur un des avions: « Roquette 1! Feu! ». La cible explosa et l’autre avion était masqué par le feu. Soudain il sortit des flammes. Les deux F-14 face à face se tiraient dessus. L’ennemie fonça droit sur l’avion de Michael. Ce dernier évita de peu le kamikaze en virant à droite. Le fuselage du F-14 de Michael était sérieusement touché, par contre ces dégâts n’étaient pas comparables à ceux de l’ennemie. Il fallait donc en finir au plus vite et porter le coup fatal avant la fin des six minutes pour éviter l’échec. La pression montait étant donné qu’il ne restait que 90 secondes.
    Etrangement, le point rouge se déplaçait très lentement.
    Puis soudain! Le signal ‘’ENNEMIS ABBATUS’’ clignota sur l’écran. L’autre avions semblait s’être écrasé en mer à cause de la gravité de ses dommages. La réussite et la chance étaient au rendez-vous avec le jeune homme.
    Pendant le combat aérien, Michael avait soustrait le vent de ses préoccupations, or cette chose fut toujours provocante par la vigueur de son souffle et de par sa présence permanente.
Il restait encore une vingtaine de kilomètres jusqu’à destination, le plus dure semblait être derrière.
    Le freinage et l’atterrissage étaient réussis, la simulation fut donc complètement achevée.
Le jeune homme sortit précipitamment de la salle, chassé par les deux examinateurs. Jake était encore là et il discutait avec une autre fille ou plutôt il draguait, comme à son habitude. La fille exaspérée par les paroles maladroites de Jake s’en alla au moment même où Michael arriva.
    _ Tu t’en est encore mit une à dos je parie ?
    _ Mais ouais je comprend pas, on dirait que mon charme est au plus bas pendant les examens, c’est à cause du stress et de tout ça tu comprends. Au fait ça c’est bien passé ?
    _ Je pense que oui.
    _ J’espère faire une bonne chose moi aussi… Dans quelques minutes.
    _ Bon je te laisse pour ne pas te stresser davantage et je vais aller rejoindre les autres au foyer des premières classes.
    _ Ok Mike. Je viendrais vous joindre quand j’aurai fini, il porta inconsciemment un bref regard sur La porte et reprit, je serai sans doute dépité.
    _ Arrête. Je commence à sentir l’odeur de ta merde, tu es en train de te chier dessus.
    Michael laissa son ami dont le nom se mit à résonner dans les haut-parleurs et il s’en alla vers la sortie de ce couloir.
Par JHD revenge - Publié dans : Le Projet gouvernemental
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